17 de novembre 2018

In favour of positive discrimination for troublemakers

IN DEFENSE OF TROUBLEMAKERS: The Power of Dissent in Life and Business
L'Illusion du consensus

Charlan Nemeth has done a great job explaining the role of dissent in life and organizations. Her last book shows exactly what happens when we emphasize excessively the consensus.
Rather than worry about appeasing others or making sure we do not offend by disagreeing with them, the message of this book is that there is importance and value in authentic debate. The idea that dissent causes irritation and conflict is only partially accurate. Dissent and debate also bring joy and invigorate discussion. Best of all, genuine dissent and debate not only make us think but make us think well. We become free to “know what we know.” We make better decisions, find more creative solutions, and are better able to render justice.
The topic has strong connections with political correctness and hate. The book by Chantal Mouffe addresses this issue with precision.
Afin d’éviter toute confusion, je devrais peut-être préciser que, contrairement à certains penseurs postmodernes qui envisagent un pluralisme sans aucune frontière, je ne crois pas qu’une politique démocratique doive considérer comme légitimes toutes les revendications formulées dans un société donnée. Le pluralisme que je défends exige de discriminer parmi ces demandes celles que l’on peut accepter comme faisant partie du débat démocratique et celles qui doivent en être exclues. Une société démocratique ne peut pas traiter comme des adversaires légitimes ceux qui remettent en question ses institutions de base. L’approche agonistique ne prétend pas englober toutes les différences ni abolir toutes formes d’exclusion. Mais les exclusions sont envisagées en termes politiques et non pas en termes moraux. Certaines revendications se trouvent exclues de fait, non parce qu’elles sont « mauvaises », mais parce qu’elles défient les institutions constitutives de l’association politique démocratique. Entendons-nous bien, la nature des institutions fait aussi partie du débat agonistique, mais pour qu’un tel débat puisse avoir lieu, l’existence d’un espace symbolique partagé est nécessaire. C’est cette idée que j’ai voulu exprimer quand j’ai soutenu, dans le chapitre 1, que la démocratie nécessitait un « consensus conflictuel » : consensus sur les valeurs éthico-politiques de liberté et d’égalité pour tous mais dissensus sur leur interprétation. Il faut par conséquent tracer une ligne de démarcation entre ceux qui rejettent complètement ces valeurs et ceux qui, tout en les acceptant, en défendent des interprétations opposées.
Troublemakers as dissenters in politics are welcome. Though, if they want to undermine democracy, then forget any positive discrimination. This is not their place.

PS. Bad blood wins the Business book of the year contest.


Oriol Romaní